Lot N°401

Citroën SM • 1971

Meilleure enchère:44 000 €

Numéro du lot401

Vendeur NICOLIER70

Vendeur particulier

Langues FR

Lieu où se trouve le lot Mailleroncourt-Charette (70), France

le plus Une voiture d’ingénieurs

et aussi 4 places dans un divan

Numéro de série00SB5595

Cylindrée2670 cm3

Nombre de cylindres6

Transmission Manuelle

Nombre de rapports 5

ESTIMATION 55 000 – 65 000 euros

Description

Historique

En 1968, Citroën prend le contrôle de Maserati. L’officine modénaise se trouve à mille lieues de la culture de la firme aux chevrons mais, à cette époque, le bureau d’études de cette dernière travaille, depuis déjà plusieurs années, sur un projet de « super DS ». L’idée consiste à développer une automobile de grand tourisme en exploitant de façon plus ambitieuse l’expertise du Quai de Javel en matière de liaisons au sol. Le rachat de Maserati tombe à pic : il va permettre à Citroën de compenser ses lacunes dans le domaine des motorisations, évidemment crucial dans le cadre d’une telle démarche. Sur la base d’un huit-cylindres préexistant, l’ingénieur Giulio Alfieri dessine alors un V6 à l’angle d’ouverture de 90°, inusité dans une telle architecture mais rendu nécessaire par la faible hauteur disponible sous le capot de la voiture, efficience aérodynamique oblige. Réalisé tout en alu, d’une cylindrée de 2,7 litres, disposant d’une distribution à quatre arbres à cames en tête, implanté en position centrale avant, ce moteur développe 170 ch à 5500 tours/minute et se trouve associé à une boîte de vitesses manuelle à cinq rapports dont la grille, dépourvue de soufflet, laisse plaisamment apparaître les déplacements du levier, avec un « clac » évocateur à chaque changement de vitesse. La transmission se fait bien entendu aux roues avant et l’auto est équipée de la célèbre suspension hydropneumatique héritée de la DS ainsi que d’une direction de conception originale, dite « à rappel asservi », bénéficiant d’une assistance hydraulique variable en fonction de la vitesse.
La SM se présente sous la forme d’un coupé quatre places à trois portes, dessiné sous la supervision de Robert Opron qui a pris la tête du style Citroën après la mort de Flaminio Bertoni. Elle se singularise par ses six projecteurs (dont deux directionnels) protégés par une bulle de plexiglas et qui disposent d’un contrôle automatique de hauteur.
L’auto proposée ici a été mise en circulation en octobre 1971 ; il s’agit donc d’un millésime 1972, équipé de trois carburateurs Weber. Son vendeur, qui en est le second propriétaire, l’a acquise en juillet 1980 et a parcouru environ 7000 kilomètres à son volant ; la voiture, jamais accidentée, en totalise 91768 à ce jour, réels selon lui. Le manuel constructeur est présent, mais pas le carnet d’entretien. Le dernier contrôle technique remonte à septembre 2020. En novembre, le véhicule a fait l’objet d’une expertise dont le rapport est présenté dans les documents ci-dessous ; son auteur mentionne un « très bon état de conservation et d’entretien », avec « un suivi mécanique et carrosserie sérieux » et conclut avec une estimation de 68 000 euros.

Extérieur

De couleur brun scarabée (référence constructeur AC427), la carrosserie a bénéficié d’une rénovation effectuée il y a une trentaine d’années, avec une peinture complète reprenant la nuance d’origine. La voiture est équipée des jantes en acier et des enjoliveurs de série. Les pneumatiques, de dimensions 205/70 VR15, sont de type Michelin « XDX » à l’avant et Goodyear « NCT70 » à l’arrière, dont l’état d’usure est de 10 %. La roue de secours est présente et est équipée d’un pneumatique neuf de marque Sunny dont, toutefois, les dimensions ne sont pas identiques aux quatre autres (195 R 15). Située dans le coffre, son système de fixation a été modifié à l’aide d’un sandow.

Intérieur

Tendu de cuir beige, l’habitacle est entièrement d’origine, avec la patine correspondant à son âge. On peut noter une petite usure de la sellerie derrière l’accoudoir central arrière (photo 028). Certains équipements, tels que les commodos, présentent un léger ternissement. L’instrumentation est complète et fonctionnelle, y compris la montre de bord. Sous le tableau de bord, à gauche, on trouve deux interrupteurs rajoutés : l’un commande l’avertisseur à deux trompes et l’autre les feux de détresse. Un autoradio en état de fonctionnement avec lecteur de cassettes est présent mais il diffère du modèle que proposait Citroën à l’époque.

Mécanique

Dans le courant de l’année 2020, la voiture a subi un entretien approfondi, incluant une vidange moteur avec le renouvellement du filtre à huile, le remplacement de l’allumeur, des bougies et de l’ensemble des joints des carburateurs. Une ligne d’échappement en inox a été montée à cette occasion, les sphères de suspension avant ont été remplacées, ainsi que les étriers de freins arrière. Les organes de transmission n’ont fait l’objet d’aucune réfection. L’auto possède son cric et sa trousse à outils d’origine.


Enchères et commentaires

Enchère en cours 44 000 € par Chamalo
Nombre total d'enchères 5
Nombre total de commentaires 3

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ENCHÈRE EN COURS44 000 € par Chamalo
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Fin des enchères 25/01/2021 11:30:00

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