Lot N°437

Porsche 928 S • 1982 NON VENDU

Meilleure enchère:12 600 €

Numéro du lot437

Vendeur Harnaud

Vendeur particulier

Langues FR, GB

Lieu où se trouve le lot Houdan (78), France

Le plus Une grand-routière exceptionnelle et méconnue

Et aussi Un rapport performances/prix inégalé

Numéro de sérieWPOZZZ92ZDS840247

Cylindrée4700 cm3

Nombre de cylindres8

Transmission Manuelle

Nombre de rapports 5

Estimation 19 000 - 22 000 euros

Description

Historique

À l’instar des autres Porsche apparues durant la décennie 70, la 928 aura connu un destin singulier. S’inscrivant au départ dans la stratégie définie par le professeur Ernst Fuhrmann — qui souhaitait, à terme, abandonner la fabrication de la 911 —, cette grand-tourisme de haute lignée tournait résolument le dos à l’architecture traditionnelle des modèles de la firme. Implanté à l’avant, son moteur était un 8 cylindres en V de 4,5 litres, tout en alu et à refroidissement liquide. Ses 240 ch étaient transmis au sol par le truchement d’une boîte de vitesses située à l’arrière, selon le système « transaxle ». Cette architecture fit couler beaucoup d’encre en 1977, lorsque l’auto fut dévoilée à la presse et au grand public. Equipée en première mondiale d’un essieu arrière multi-bras, elle définissait un équilibre routier et des sensations de conduite substantiellement différents de la 911 qui, en comparaison, semblait correspondre à une période révolue, De surcroît, élue « Voiture européenne de l’année », la nouvelle Porsche ne se contentait pas d’innover sur le plan technique. Son design, dû à l’équipe d’Anatole Lapine, ne ressemblait à rien de connu et se caractérisait, entre autres, par l’intégration totale des boucliers à la carrosserie, et des phares escamotables à la cinématique inédite.
En dépit de performances satisfaisantes dans l’absolu, les capacités initiales du moteur suscitèrent plusieurs critiques et c’est pourquoi, dès 1979, Porsche introduisit une version « S » dont le V8, réalésé à 4664 cm3, délivrait désormais 300 ch, tandis qu’un spoiler avant et un becquet arrière faisaient leur apparition, les jantes dites « téléphone » des premiers modèles étant remplacées par des unités au style épuré. Disponible, comme la version normale, avec une boîte manuelle Porsche à 5 rapports ou une transmission automatique d’origine Mercedes-Benz, la 928 S affichait cette fois des performances de tout premier ordre, avec une vitesse maximale de 250 km/h et un 0 à 100 accompli en 6,6 secondes.
C’est donc à cette série qu’appartient l’exemplaire mis en vente. Il date d’octobre 1982. Équipé de la boîte manuelle, il affiche 105200 kilomètres au compteur — ce dernier étant fiable, selon le propriétaire actuel de l’auto qui en parcouru environ 1500 à son volant. Il l’a acquise en décembre 2016 et a fait procéder, au mois de mars suivant, à une expertise dont le rapport figure dans les documents ci-dessous. À cette époque, il estimait la valeur du véhicule à 30 500 euros. Le dernier contrôle technique de l’auto date de décembre 2020.
Non gagée et non garantie, la voiture a connu cinq possesseurs à ce jour. Elle ne dispose pas de son manuel d’utilisation, ni de son carnet d’entretien, mais bien de sa trousse à outils d’origine qui est complète.

Extérieur

De couleur marron métallisé (référence constructeur 662 – Rauchquarz-metallic), cette 928 a conservé sa nuance d’origine. L’expert n’a pas relevé « de séquelles de sinistre, ni de résurgences d’oxydation ». Légèrement dégradés suite à des chocs de stationnement, les boucliers avant et arrière ont fait l’objet d’une réfection, au moment de l’achat de la voiture, par le carrossier qui en était alors le propriétaire. De plus, en août 2019, l’aile avant gauche a été remise en état et repeinte par le spécialiste Porsche RPM 7.8, sis à Houdan (Yvelines). La détérioration du hayon arrière mentionné dans le rapport du contrôle technique correspond en réalité, selon le vendeur, à un mauvais réglage des pinces. Les pneumatiques, de marque Kumho et de dimension 225/50, sont usés à 10% ; ils garnissent des jantes en alliage léger de 16 pouces conformes au modèle (photo 005). La roue de secours de type galette est accompagnée de son compresseur d’origine.

Intérieur

Réalisée en cuir beige, la sellerie présente une patine corrélée à son âge (photos 026 à 029). L’auto est équipée d’une moquette assortie ainsi que d’un climatiseur. Le siège conducteur (photo 025) et le rétroviseur extérieur côté conducteur sont à commande électrique. L’autoradio à lecteur de cassettes, de marque Blaupunkt, ainsi que le dégivrage de la lunette arrière chauffante, ne sont pas fonctionnels, contrairement au système de désembuage qui, lui, est bien fonctionnel quoiqu’en dise le rapport du contrôle technique, le contrôleur n’ayant en réalité pas bien compris sa procédure d’utilisation. L’instrumentation est complète et en bon état de fonctionnement, y compris à la montre à affichage digital située sur la console centrale.

Mécanique

Le moteur et la transmission sont d’origine et n’ont, à la connaissance du vendeur, fait l’objet d’aucune intervention. Le rapport d’expertise précise que « le groupe motopropulseur a été révisé et présente un très bon fonctionnement sans bruit, ni fumée anormale ». Les dernières opérations mécaniques remontent au mois de juillet 2019 ; à cette occasion, l’alimentation du ventilateur moteur a été réparée et la tension des courroies a été contrôlée, toujours par l’atelier RPM 7.8. Le rapport du contrôle technique fait état d’un léger endommagement du système d’échappement qui, cependant, ne souffre d’aucune fuite (photos 020 à 023), ainsi qu’un jeu anormal dans la direction ; ce jeu est dû aux biellettes de direction qui doivent être changées. Les pièces ont été commandées par le vendeur et seront remplacées avant la remise de l’auto à l’acheteur.


Enchères et commentaires

Meilleure Enchère 12 600 € par LH
Nombre total d'enchères 7
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