Lot N°627

Citroën Méhari 4x4 • 1980

Mise à prix:19 000 € Enchères à venir

Numéro du lot627

Vendeur JACK37

Vendeur particulier

Langues FR

Lieu où se trouve le lot Murs (84), France

Le plus Une opportunité rarissime

Et aussi Moins de 30000 kilomètres pour cet exemplaire entièrement d’origine

Numéro de sérieVF7AYCE0000CE0146

Cylindrée602 cm3

Nombre de cylindres2

Transmission Manuelle

Nombre de rapports 4 + réducteur

Estimation 30 000 – 40 000 euros

Description

Historique

De nos jours, le nom du comte Roland de La Poype ne résonne plus que dans la mémoire des passionnés d’histoire et d’automobile. Résistant, pilote de chasse et compagnon de la Libération, c’est pourtant à cet authentique héros que nous devons la Méhari. S’inspirant de l’idée, déjà explorée par des créateurs indépendants de Citroën, d’un dérivé « tous chemins » de la 2 CV — on se souvient notamment de la « Baby-Brousse » de 1963 —, Roland de La Poype en reprend le châssis pour l’équiper d’une carrosserie ouverte au design inédit, réalisée en ABS (acrylonitrile butadiène styrène) teinté dans la masse. Cette fois, il ne s’agit plus de se borner à une vocation strictement utilitariste afin de crapahuter sur les pistes plus ou moins praticables d’Afrique ou d’Asie, mais de proposer un véhicule récréatif, tirant profit des qualités de base de la « Deuche ». Initialement présentée en mai 1968 (ce n’était pas le moment idéal), l’auto dérive étroitement de la Dyane 6 et récupère son bicylindre de 602 cm3. Conçue pour la balade, elle permet un contact direct avec la nature ; au gré des envies et des besoins de chacun, il est en effet possible de démonter l’intégralité de la bâche tenant lieu de toiture et de rabaisser le pare-brise, obtenant ainsi une sorte de petite Jeep polyvalente, légère et espiègle, capable de passer à peu près partout.
Il faudra cependant attendre le printemps de 1979 pour que Citroën consente à doter la Méhari de la transmission aux quatre roues qui semblait pourtant aller de soi sur une telle machine. En dépit de la puissance limitée de son flat-twin, l’auto renforce alors de façon décisive ses capacités de franchissement. Contrairement à la 2 CV Sahara de jadis, la Méhari 4x4 ne comporte qu’un seul moteur ; son pont arrière demeure inactif en circulation normale et doit être enclenché à l’aide d’un levier spécifique, qui avoisine celui du réducteur et la commande de boîte. Pour s’extraire des situations les plus difficiles, il est également possible de bloquer le différentiel via une commande située entre les sièges avant. Sensiblement plus onéreuse que la version à deux roues motrices, et malgré le soin apporté à sa mise au point, la 4x4 n’a toutefois pas remporté le succès escompté et a été abandonnée dès 1983, ce qui en fait une variante rare et très convoitée. Et c’est l’un des 1213 exemplaires produits que nous vous proposons aujourd’hui. Datant de 1980, il se trouve actuellement entre les mains de son troisième propriétaire, qui l’a acquis en août 2006 et a parcouru environ 500 kilomètres à son volant, sur les 26925 qu’affiche le compteur — valeur qu’il certifie exacte. Immatriculée en carte grise normale et proposée avec un dossier exhaustif de factures permettant de retracer son historique, cette auto n’est ni gagée, ni garantie et, selon le vendeur, n’a pas été accidentée. Le contrôle technique sera passé pour la vente.

Extérieur

De couleur beige Hoggar (référence constructeur AC 125), la carrosserie est d’origine et n’a pas subi de modification. On ne note aucune trace de corrosion sur le châssis. L’ensemble de l’accastillage propre à la version 4x4 est présent (protections tubulaires à l’avant et à l’arrière, feux arrière d’Acadiane, roue de secours logée dans un réceptacle spécial sur le capot). On remarque l’autocollant d’époque mentionnant « 4x4 Citroën » sur la ridelle, à l’arrière gauche, et l’embouchure du réservoir d’essence sur l’aile arrière droite, également spécifique au modèle. Les pneus de marque Meteor Cruiser, de dimensions 135 R15 et pratiquement neufs, garnissent les jantes en tôle d’origine ainsi que la roue de secours. Les jantes arrière présentent de légères traces de corrosion (photos 023 et 025).

Intérieur

Les deux sièges sont revêtus de Skaï noir ; celui du conducteur est légèrement endommagé au niveau de l’assise (photo 034), mais le vendeur fournira une garniture de remplacement en bon état. L’équipement est conforme à celui monté en usine, avec son volant monobranche identique à celui des 2 CV et Dyane contemporaines et son tableau de bord caractéristique à quatre cadrans, comportant un compte-tours et, à côté de l’aérateur gauche, un compteur indiquant le nombre d’heures passées avec la transmission arrière enclenchée — à cet égard, il est remarquable de noter que l’utilisation en « toutes roues motrices » n’atteint que 49 heures au total. Cette instrumentation est entièrement fonctionnelle. On remarque des traces d’usure sur les pictogrammes des interrupteurs situés à gauche du volant (photo 030). Le plancher est fendillé côté conducteur (photo 035).

Mécanique

Le moteur et la transmission sont « matching numbers » et n’ont pas fait l’objet d’interventions récentes. La dernière vidange moteur remontant à juin 2015 — 125 kilomètres ont été parcourus depuis ! —, elle sera effectuée avant la vente.


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