Lot N°733

Hudson Commodore 8 « Series 494 » Four-door sedan • 1949

Mise à prix:19 000 € Enchères à venir

Numéro du lot733

Vendeur STEPHANE06

Vendeur particulier

Langues FR

Lieu où se trouve le lot Cannes (06), France

Le plus Une très rare opportunité en Europe d’acquérir la dernière grande Hudson

Et aussi Un style et des choix techniques qui ont fait date dans l’histoire automobile américaine

Numéro de série49444007

Cylindrée4262 cm3

Nombre de cylindres8

Transmission Manuelle

Nombre de rapports 3

Estimation 29 000 – 35 000 euros

Description

Historique

Sous nos latitudes, Hudson — qui disparut en 1954 lorsque la firme fusionna avec Nash-Kelvinator pour constituer American Motors — n’est certes pas la plus connue des marques américaines, mais elle a bénéficié d’un récent regain de notoriété grâce à la série de films « Cars » produits par Pixar entre 2006 et 2017. Dans ces longs-métrages d’animation où tous les personnages sont des automobiles ou des camions, l’un des héros se nomme Doc Hudson ; il s’agit d’une Hornet de 1951, c’est-à-dire une voiture très proche de la Commodore 8 qui nous occupe aujourd’hui et qui correspond à la troisième génération du modèle, lancée à la fin de 1947. Une Hudson Commodore 8 apparait également dans l’ouvrage « Sur la route » de Jack Kerouac, dont une adaptation cinématographique a été réalisée. Le modèle y symbolise l’aventure et la liberté.
Il n’est pas excessif d’affirmer que, si l’on excepte la très confidentielle Tucker contemporaine, la lignée des Hudson « Step-Down », à laquelle se rattache la Commodore, incarnait alors ce que l’industrie automobile américaine pouvait produire de mieux en matière d’innovations techniques et esthétiques. L’expression « Step-Down » est on ne peut plus parlante : elle indique le moment où l’on a commencé à descendre dans les automobiles au lieu d’y monter. Ce que traduisent de façon très opportune les volumes de la carrosserie dessinée par Art Kibiger et Frank Spring : inhabituellement basse, la Commodore et ses sœurs de gamme se singularisent par un design novateur, surnommé « bathtub styling », en référence au côté « baignoire » suggéré par les formes très enveloppantes, allant jusqu’au carénage des roues arrière, retenues pour habiller une structure elle aussi en avance sur son temps.
Ladite structure, construite selon un concept inédit baptisé « Monobilt », accomplissait un grand pas vers une architecture monocoque, mais sans y souscrire réellement. En substance, le plancher de la voiture, cerné par les longerons au lieu de les surplomber, a permis de dicter ce profil surbaissé, qui démoda instantanément les concurrentes proposées à l’époque par les « Big Three » — comprenez General Motors, Ford et Chrysler. De surcroît, le style n’était pas le seul bénéficiaire de l’opération : avec un centre de gravité sensiblement plus bas que les usages de ce temps-là, les qualités routières des Hudson « Step-Down » furent saluées par l’ensemble des observateurs et jouèrent un rôle essentiel dans les succès obtenus par la marque dans les premières courses organisées par la toute jeune NASCAR, acronyme de « National Association for Stock Car Auto Racing ».
Sortie d’usine en janvier 1949, la berline Commodore proposée appartient à la série 494 et dispose à ce titre de la mécanique à 8 cylindres en ligne à soupapes latérales qui coiffait la gamme. Son possesseur actuel en a fait l’acquisition en mars 2017 en Caroline du Nord, auprès de son propriétaire d’alors qui en prenait soin depuis 1977. Elle n’a donc connu que deux propriétaires en quarante-cinq ans. Ces cinq dernières années, environ 2500 miles (4000 km) ont été parcourus sur les 95592 (154000 km) affichés par l’odomètre (valeur non certifiée). Non gagée, cette Hudson n’est pas couverte par une garantie ; elle est en revanche accompagnée d’une importante documentation de bord incluant le manuel d’utilisation, la revue technique, le schéma électrique, le plan de lubrification ou encore la notice dédiée à l’autoradio. Le dernier contrôle technique remonte au mois de juillet 2019.

Extérieur

De couleur « Gray Gold », la carrosserie a conservé sa teinte d’origine. A une date non précisée, elle a toutefois été repeinte par les soins de son propriétaire précédent qui a également procédé à la réfection des chromes. Les pneumatiques à flancs blancs, de marque Firestone et usés à 40 %, garnissent des jantes en acier de 15 pouces conformes à l’origine, de même que leurs enjoliveurs. La roue de secours, identique aux quatre autres, est fixée dans le coffre (photo 027).

Intérieur

Réalisée en tissu et en bon état de préservation en dépit de sept décennies d’usage, la sellerie est d’origine. Cependant, la banquette avant présente des déchirures (photo 057) auxquelles il sera aisé de remédier à l’aide du rouleau de tissu fourni par le vendeur (photo 059). L’habitacle est rehaussé d’éléments en métal peint imitant le bois, sur la planche de bord et les contreportes. L’instrumentation est complète et fonctionnelle, à l’exception de l’horloge. Au centre de la planche de bord trône un autoradio d’époque à présélection ; révisé en 1995 par un spécialiste floridien qui, par ailleurs, l’a modifié pour lui permettre de capter les stations FM, il est lui aussi est en état de marche (photo 067).

Mécanique

Le moteur, de type 300000 L298, correspond bien à l’année de production 1949. Ce dernier, tout comme la transmission et sa boîte mécanique à trois rapports n’ont fait l’objet d’interventions récentes. L’atelier Franza Sport, à Antibes, a procédé à une réfection du système de freinage en juillet 2019 (photo 068), incluant le remplacement du maître-cylindre, des cylindres de roues et des garnitures.


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